Cet article a initialement été publié dans l’édition #23 du Leesman Review (juin 2017)

Bon nombre d’articles traitent de l’accessibilité des données, mais les avancées les plus significatives se situent au niveau du croisement de différents ensembles de données.

L’expérience nous montre que les chefs d’entreprise considèrent de plus en plus les environnements de travail fonctionnels et engageants comme étant vitaux pour la compétitivité. Cependant, les grandes entreprises cherchent également à adopter une approche axée sur les données pour étayer les décisions relatives à la conception de l’environnement de travail. Les avis subjectifs du type de ceux que recueille Leesman de la part des occupants des bâtiments sur la réalité du terrain restent essentiels. Mais combinés aux nouvelles saisies de données générées par capteurs et aux algorithmes d’apprentissage machine, les clients et leurs conseillers disposent à présent d’un large panel encore jamais égalé d’indications pour la prise de décisions.

La fusion de la perception des utilisateurs et des données de mesure génère un diagnostic performant pour l’optimisation de l’environnement de travail, tant sur le plan des coûts que du confort. Elle peut également fournir un aperçu détaillé des causes profondes d’une insatisfaction. Une note de satisfaction basse pour des salles de réunion ne permet pas de déterminer si leur nombre est insuffisant, si leur équipement n’est pas assez conséquent ou si la température y est trop froide ou trop chaude. En outre, une activité telle que « la planification de réunions » peut obtenir un faible score en raison d’un système de réservations laborieux, d’un manque d’espaces adéquats ou même parce que le personnel estime que ces réunions constituent une perte de temps.

Saisie et analyse de données

Les données recueillies au niveau micro peuvent être capturées à partir de différentes sources :

  • Les capteurs de données humaines peuvent mesurer l’occupation, les activités, les interactions et le niveau sonore. La méthodologie ABOOT™ déposée par MCS mesure par exemple fréquemment ces paramètres dans tous les espaces de travail et de réunion formels et informels.
  • Les appareils de l’Internet des objets peuvent en permanence contrôler les variables suivantes :
    • L’utilisation de l’espace (grâce aux capteurs d’occupation IRP, aux caméras activées par les pas pour le comptage des personnes ou au positionnement à l’intérieur)
    • Les paramètres de confort de l’environnement de travail : température, éclairage, qualité de l’air, niveau sonore, etc.
    • La consommation énergétique
  • Un feed-back instantané des utilisateurs peut être collecté à l’aide des boutons ou des écrans tactiles « content/pas content ».

Enregistré dans une grande plate-forme de données où il peut être traité, analysé et visualisé pour établir des corrélations et des modèles, le résultat est rapidement mis en contexte et fournit un aperçu de la manière dont l’environnement de travail répond aux besoins des utilisateurs à un niveau plus granulaire.

prise de données basé sur les données

 

Contrôle de la santé de l’environnement de travail

La plupart de ces études ont pour l’instant lieu dans le cadre d’un projet d’investissement et sont conçues pour servir de base informative à de nouveaux projets conceptuels. Ces observations brèves et momentanées sont précieuses, mais le seraient encore davantage si les outils utilisés restaient en place une fois le projet arrivé à terme. Au rythme de la dégringolade des coûts liés à la technologie des capteurs, nous devrions observer un engouement au-delà des projets conceptuels et d’investissement. L’enthousiasme croîtra encore à mesure que les employés accepteront que les capteurs ne sont pas là pour mesurer leurs personnes, mais bien leur environnement et la façon dont il répond à leurs besoins. Peu nombreuses — voire inexistantes — sont les entreprises statiques. Elles développent de nouveaux services, harmonisent les processus, élargissent certaines divisions et en suppriment d’autres.

Mais à quelle fréquence l’espace est-il testé dans la foulée afin de déterminer s’il répond toujours aux besoins fonctionnels de chaque partie de l’entreprise ? Nous nous attendons à observer toujours plus la mise en place annuelle de cette analyse dans le cadre d’un bilan de santé de l’environnement de travail. Par la suite, nous pensons que les grandes entreprises passeront progressivement à un contrôle constant en temps réel, certaines organisations souhaitant investir dans des outils qui optimisent l’efficacité fonctionnelle de l’environnement de travail et les aident à contribuer à la performance de la société dans son ensemble.

À propos de l’auteur :

Steven Lambert | Directeur des opérations | MCS Solutions

Steven dispose de 20 années d’expérience dans des projets de transformation opérationnelle d’envergure pour des sociétés Fortune 1000 en Europe et aux États-Unis. Une fois diplômé de la Wharton Business School en 2001, il travailla avec des entreprises de technologie de premier ordre à la transformation du fonctionnement de leurs services. Depuis 2012, Steven occupe le poste de directeur des opérations et de partenaire au sein de la société de service et d’ingénierie informatique et de technologie MCS Solutions, où il est responsable du fonctionnement général du conseil en FM et de l’implémentation du programme IWMS. Steven.Lambert@MCSsolutions.com